Happenings


Le principe


Né dans les années soixante, le happening est une performance sans références artistiques qui requiert la participation active du public. Il s'agit souvent d'une situation provocante, drôle, choquante ou émouvante, qui a pour but de marquer les spectateurs et de constituer un symbole en faveur de la cause défendue.

Avec l’apparition de SMS et des réseaux sociaux, les flashmobs (mobilisation éclairs) se sont beaucoup développées et ont donné une sorte de second souffle au happening.

Le plaisir du happening tient autant au fait de soutenir une cause, souvent de manière légère et sans conséquences négatives pour les participants - du moins en France - que du parfum de transgression qu'il apporte avec lui.

Les élections de supermarché
Dans les élections de supermarché, nous proposons aux spectateurs de la conférence gesticulée "Ce qu'on me vend !de se rendre dans un supermarché pour y dénicher des produits inutiles, très chers ou aux allégations mensongères et de les élire ensuite "arnaques du magasin", sous le regard des autres clients.

Nous vous proposons ce petit film en caméra cachée, qui résume les différentes étapes : recherche par deux pour ne pas faire repérer, rassemblement au rayon fruits et légumes pour y voir clair, négociation avec le directeur, présentation des produits lauréats et vote officiel.



Le combat contre la langue de bois

Arrêter de se plaindre et passer à l’action. 
Essayer quelque chose, bouger, être vivant. 
Véritable combat contre l’inertie et l’indifférence, 
contre la paresse et les petites lâchetés. 
Vous avez quatre minutes pour dire ce qui vous tient à cœur. 
Nous écouterons. 
Langage clair et direct de mise. 
Pas de droit de réplique. Pas de deuxième chance.

Nous avons repris le concept d'une performance québécoise réalisée en salle avec des artistes. Il s’agit de former un cercle constitué de passants dans lequel on peut prendre la parole. On n’intervient qu'une fois quatre minutes. Donc pas de monologues ou de dialogues interminables, pas de confiscation de la parole. Et puisque le temps de parole est limité et le nombre d'interventions restreint à l’extrême, il ne s’agit pas de dire ce qu'on se dit d'ordinaire...

Si vous aviez quatre minutes maximum pour dire à des inconnus ce que vous avez sur le cœur, que diriez-vous ?


Ce qui se vit dans un moment comme celui-là

Le terme « combat » n’est pas vraiment approprié puisque, pendant deux heures environ, nous sommes dans une situation d’écoute où des gens viennent dire ce qui les touche, ce qui les blesse ou les rend heureux. A l'instar du slam, c’est suffisamment inattendu et varié, rapide dans les rotations, pour que le public devienne réceptif et adopte une attitude d’écoute. Les trois fois où cet événement a eu lieu, environ cent-cinquante personnes étaient présentes, jusqu'aux limites acoustiques du cercle...

Après dissolution de celui-ci, on offre à boire au public. Celui-ci se divise spontanément en petits groupes et chacun va voir celui, celle ou ceux qu'il a entendus et avec qui il a envie de discuter ou de réagir.

Le débat commence alors...
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Les Combats contre la langue de bois ont pour le moment le rythme des éclipses solaires : rares sont ceux qui les ont vécus et ils en gardent souvent un souvenir ému. Trois éditions ont eu lieu à Tours lors du festival ""Débattons dans les rues", en 2006, 2009 et 2010. 

Ce concept ne peut pas se vendre et ne tolère pas bien des thèmes spécifiques qui le restreindrait. C'est un dispositif compliqué à reproduire ; ceux qui s'y sont essayé se sont cassé les dents jusqu'ici. La difficulté consiste essentiellement à haranguer la foule avec bienveillance, sans avoir peur des silences ni des prises de paroles maladroites ou décalées. Il faut être garant de la sécurité affective de tous, seule condition qui permettra de faire venir au centre du cercle la population des discrets.